La puissance des partenariats dans le voyage d'affaires

Les partenariats qui s’appuieront sur des plates-formes communes seront très utiles pour faire face aux réglementations et aux facteurs de risque en constante évolution.

Alors que les entreprises cherchent à se développer à l’international, les voyageurs et les TMC font face à de nombreuses difficultés : sécurité renforcée dans les aéroports, manque de clarté des règles sur les produits autorisés en cabine, nouvelles réglementations sur la fiscalité, les visas et le divertissement des clients, utilisation frauduleuse des cartes bancaires, obligations complexes par rapport au devoir de protection, sans parler de l’empreinte carbone. Tout cela va au-delà des capacités de gestion d’une seule et même organisation. C’est la raison pour laquelle les entreprises traditionnelles et les acteurs de la « nouvelle économie » misent sur les partenariats. Un exemple concret ? Airbnb. Sa stratégie de partenariat exploite à la fois l’aspect expérientiel des voyages et les solutions « Business Travel Ready », où les logements sont équipés de tout le nécessaire pour travailler. « Notre stratégie de partenariat consiste à donner le contrôle et à communiquer des informations aux voyageurs d’affaires et à ceux qui les gèrent, mais aussi à leur proposer les canaux les plus simples pour trouver et réserver des hébergements dans le monde entier », explique David Holyoke, responsable international chez Airbnb for Work. Selon lui, d’ici 2030, « c’est sur la hausse de la demande de voyages expérientiels et la frontière de plus en plus floue entre travail et vie privée qu’il faut se focaliser. »

Voyage d'Affaires 2030

Data, blockchain, sécurité... SAP Concur imagine le déplacement pro de demain.

Pour lui, les partenariats ne visent pas seulement à développer la clientèle. Il faut créer des synergies entre les partenaires. « De plus en plus de voyageurs sont en quête d’autres modes d’hébergement pour des séjours longue durée et des relocalisations. Nous savons que les voyages d’affaires revêtent un caractère extrêmement solitaire. C’est la raison pour laquelle les voyageurs sont de plus en plus demandeurs d’expériences personnalisées. » « Nous savons que les entreprises se sentent obligées d’élaborer des programmes de voyage responsables centrés sur le devoir de protection afin de protéger les employés. Ce que les voyageurs recherchent, c’est la diversité. Nous travaillons en étroite collaboration avec des sociétés qui veulent s’assurer que les employés effectuent des réservations conformes aux politiques et préférences de déplacement, tout en continuant à utiliser les outils d’entreprise synchronisés avec leurs processus de sécurité », poursuit David Holyoke.

Le transport et le logement sont peut-être les éléments les plus visibles des déplacements professionnels, mais les partenariats jouent également un rôle majeur dans les fonctions administratives. Le récent partenariat entre SAP Concur et EY répond au besoin d’aider les voyageurs d’affaires en matière de fiscalité et d’immigration. Les voyageurs doivent en effet faire face à plus de réglementations, plus de tâches administratives, voire plus de taxes à s’acquitter. Les propriétaires des logements affichés sur le site d’Airbnb doivent désormais prélever une taxe de séjour dans certains pays, alors qu’une zone d’ombre entourait jusqu’ici ce modèle d’hébergement. L’autre aspect concerne l’immigration dont les règles changent en permanence et pourraient s’avérer encore plus complexes en Europe suite au Brexit. Pour Jodi Koskella, Directrice du marketing partenaires et plates-formes chez SAP Concur, « de plus en plus d’entreprises ne relocalisent plus leurs employés pour des projets spécifiques, mais les envoient en déplacement professionnel pendant deux ou trois mois afin de ne pas avoir à se préoccuper des visas. Mais au bout d’un certain temps, elles sont confrontées à des problèmes d’imposition et d’immigration. » Le partenariat avec EY est un excellent moyen d’intégrer un système de vigilance spécialisé afin de suivre les allées et venues des employés et de consigner leurs déplacements et leurs habitudes de dépense pendant leurs voyages, en évitant tout souci avec les autorités étrangères.

Cet article est extrait du dossier spécial Voyages d'Affaires 2030 que vous pouvez lire gratuitement ici.

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