Voyages D'affaires : Une Ecoresponsabilité Partagée ?

Avant la pandémie de coronavirus, l’industrie du voyage était responsable d’environ 5 % des émissions mondiales de carbone et, selon Statistica, les voyages d’affaires représentaient près d’un tiers de tous les voyages dans des pays comme les États-Unis. Mais à mesure que les économies se redressent et que les voyages d’affaires reprennent, nous devons être attentifs à l’impact sur l’environnement. Il est important que les organisations aident leurs collaborateurs à voyager de manière plus durable et que les voyageurs individuels assument davantage leur responsabilité en matière d’empreinte carbone. Voici quelques moyens pour y parvenir.

Certains collaborateurs ne choisissent pas toujours le vol ou l’hôtel le moins cher, sauf si les politiques de leur entreprise et les outils de réservation de voyage les y incitent. Tout comme les entreprises mettent en place des contrôles de coûts et de conformité, elles doivent également intégrer le développement durable dans leurs lignes directrices pour les employés et, lorsque cela est possible, adapter leurs technologies de voyage et de dépenses pour encourager des choix plus durables.

Grâce à des outils d’analyse de plus en plus intégrés dans les plateformes de T&E, vous pouvez examiner combien de carbones sont libérés au cours d’un trimestre type et utiliser ces informations pour fixer des objectifs combinés plus bas. Vous pouvez ensuite tenir votre équipe garante de l’atteinte de votre objectif, tout comme vos équipes sont responsables des ventes, des revenus, du recrutement ou d’autres performance.

 

Les employés doivent jouer un rôle plus actif et responsabilisé de la conduite des affaires. Chaque choix de trajet compte, heureusement, la technologie facilite les déplacements durables. Par exemple, la populaire application d’organisation de voyages Triplt indique désormais les émissions de carbone de vos voyages en avion et donne des idées sur la manière de réduire ou de compenser cet impact, comme l’achat de crédits carbone ou la plantation d’arbres.

Voici une autre chose que tous les voyageurs peuvent faire pour protéger l’environnement : dire « non » aux reçus papier. En 2018, environ 11 milliards de reçus ont été imprimés en Grande-Bretagne, soit l’équivalent de 53 000 arbres, ou la destruction annuelle de la forêt de Sherwood. Selon l’organisation à but non lucratif Green America, jusqu ’à 10 millions d’arbres et 21 milliards de gallons d’eau sont utilisés chaque année pour créer des reçus rien qu’ aux États- Unis. Ces recettes génèrent 686 millions de livres de déchets, et 12 milliards de livres de CO2, soit l ’équivalent du carbone libéré par 1 million de voitures sur les routes.

Les technologies avancées ont accéléré et simplifié de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Mais celle-ci peut parfois occulter l’impact que l’immédiateté a sur l’environnement. Et les organisations devraient considérer la technologie comme une solution au problème de la durabilité, en utilisant tous les leviers disponibles pour inciter les collaborateurs à choisir les modes de transport les plus écologiques. Donner de la visibilité à l’impact environnemental, des options de voyage réservées ou montrer l’exemple ne sont que quelques options permettant aux entreprises d’aider leurs voyageurs à faire des choix plus écologiques.

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