Etude Concur : Les salariés français doutent de la capacité de leur entreprise à les aider en cas d’urgence.

Paris, le 28 septembre 2017 – Les voyages d’affaires augmentent et devraient représenter 1,6 trillions de dollars d’ici 2020, selon GBTA (Global Business Travel Association). Or, dans un contexte d’incertitude géopolitique, de multiplication des attaques terroristes et d’incidents climatiques, les entreprises doivent plus que jamais être capables d’intervenir rapidement pour porter assistance à leurs collaborateurs pouvant se trouver dans des situations dangereuses. Il en relève en effet de leur devoir de protection, également connu sous le terme de « Duty of Care ». C’est dans ce cadre que Concur, filiale de SAP et leader de la gestion des frais et des déplacements professionnels, a mené ce trimestre en collaboration avec l’institut Innofact une étude auprès de 5500 salariés répartis dans 5 pays. Cette enquête permet de comprendre comment cette responsabilité est appliquée par les entreprises et perçue par leurs collaborateurs[1].

 

Sentiment de vulnérabilité et manque de confiance lors de voyages d’affaires

Selon l’étude les voyageurs professionnels français interrogés (63,4%) savent qui contacter au sein de leur entreprise s’ils venaient à se trouver en danger dans le cadre de leur déplacement. Pour autant, comparativement aux autres pays de l’étude (Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Afrique du Sud), c’est en France que les employés se montrent les moins confiants quant à la capacité de leur entreprise à leur porter assistance en cas de danger. Ils ne sont en effet que 48% à considérer que leur employeur pourrait leur venir en aide s’ils se trouvaient dans une situation risquée. C’est peu par rapport à l’Afrique du Sud ou au Royaume-Uni, où ils sont respectivement 66% et 63% à se montrer confiants.

 

Un constat inquiétant puisque les répondants français sont les plus nombreux à affirmer avoir déjà été confrontés à une situation risquée (inondation, émeute, attaque terroriste, tremblement de terre, etc.) Or, parmi eux 28,5% déclarent ne pas avoir été contactés du tout par leur entreprise lors de ces épisodes.

 

Toutefois, parmi ceux qui affirment avoir été contactés par leur entreprise, nombreux sont les répondants à estimer que l’assistance qui leur a été portée a été satisfaisante (à 47%) voire, très satisfaisante (à 24%). La satisfaction est également au rendez-vous en Afrique du Sud (38 et 30%) et légèrement inférieure au Royaume-Uni (34 et 24%).

 

Un devoir de protection bien connu

La majeure partie des répondants savent que leur employeur a pour obligation de leur porter assistance en cas de danger. Les anglais se montrent particulièrement bien conscients de cela à 78%, ils sont suivis par les allemands (72%) et les hollandais (70%). Les sud-africains et les français arrivent en dernière position (66 et 62%). Parmi les collaborateurs interrogés affirmant être au courant de la responsabilité que porte leur entreprise en matière de protection, 30% en Afrique du Sud et 31% au Royaume-Uni affirment que leur entreprise les informe de manière proactive sur leur programme de gestion des risques. 25% des répondants français et 25% des hollandais affirment la même chose. Les allemands ferment la marche avec seulement 19%.

 

Une inquiétude non dissimulée

L’étude révèle également que l’actualité a un impact négatif sur 62,3% des voyageurs professionnels, en France ce chiffre monte jusqu’à 64% dont 34% précisent que les familles manifestent leur inquiétude.

Face à cette appréhension, les entreprises au Royaume-Uni (27%), en Afrique du Sud (28%) et en France (23%) ont choisi de restreindre les voyages professionnels ou d’investir dans une solution de gestion des risques. En Hollande et en Allemagne cela n’est vrai que dans 16,5% et 15% des cas. En général, dans ces deux pays, les collaborateurs et leur environnement ne témoignent pas d’une inquiétude particulière : 52% des répondants hollandais et 48% des allemands n’ont pas modifié leur comportement ou observé de changement particulier sur leur entourage.

 

Les personnes interrogées se disent plutôt ouvertes à la mise en place de mesures de « surveillance » des voyageurs. C’est toutefois en France et aux Pays-Bas qu’il y a le plus de résistance (20 et 28% respectivement), contre seulement 1 répondant sur 10 au Royaume-Uni et 6% en Afrique du Sud qui affirment y être fermement opposés.

 

Pour assurer correctement leur devoir de protection de leurs employés, les entreprises doivent relever plusieurs défis. Elles doivent avoir une visibilité en temps-réel de toutes les réservations effectuées, pouvoir informer les collaborateurs avant, durant et après le déplacement, avoir la capacité de réagir rapidement en cas de besoin 24x7 et doivent pouvoir s’appuyer sur des moyens de communication robustes et fiables."  explique Pierre-Emmanuel Tetaz, Concur Managing Director EMEA South. « Pour aider toutes les entreprises, Concur a développé Concur Locate et Active Monitoring. Notre étude montre à quel point il est important d’informer tous les collaborateurs. Pour pouvoir bénéficier de toute la valeur d’une solution de gestion des risques, les salariés doivent être formés aux outils et processus mis en place. C’est ainsi que les entreprises pourront contrebalancer le manque de confiance révélé par l’étude Concur en matière d’assistance au collaborateur en cas de situation dangereuse. 

 

Le devoir de protection fera partie des thématiques couvertes lors de Concur Fusion Exchange Paris, l’événement annuel de Concur qui se tiendra le 19 octobre 2017 au Pavillon d’Armenonville (Paris 16e). Un atelier intitulé « La sécurité de vos employés, une priorité avec Concur Locate » accompagné de démonstrations se tiendra de 14H20 à 15h.

 

 

[1] Etude Concur menée par Innofact en Août 2017 en France, en Allemagne, en Afrique du Sud, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni auprès d’un panel d’au moins 1 000 salariés dans chaque pays.

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